Trial Murder Only

30.6.05

La valeur des obligations

Putain! Qu'est-ce que j'en chie depuis mon retour pour écrire deux ou trois mots. J'ai mis deux jours à écrire cinq lignes sur ma liste d'épicerie que j'ai d'ailleurs dû recommencer quatre fois et je n'en suis toujours pas content alors c'est vous dire si c'est pas gagné pour les billets.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi avec l'écriture, il y a des jours où tout est facile et d'autres non. C'est pas comme le vélo quoi. En plus de ne plus savoir écrire, je suis dans un sale état social. Ce matin, sans raison, j'ai été incapable de venir (ne pas) travailler. Je n'ai pu m'y résoudre que vers treize heures. Mon sac de voyage est toujours là ou je l'ai posé en arrivant il y a presque deux semaines et je ne l'ai toujours pas défait. L'album n'est pas entamé et y'a que moi qui vois les photos pour l'instant (encore heureux).
Lorsque mon impossibilité de fonctionner ne touchait que le demaine professionnel, je m'en foutais un peu plus car au moins, je m'activais ailleurs. De ce côté donc tout n'était qu'efforts pour m'astreindre à vivre en société mais ils était compensés par le plaisir d'écrire.
Pour ne pas perdre la boule, je suis donc en train de m'obliger à écrire en ce moment même ce qui me passe par la tête de la même manière que je me force à venir travailler le matin. Ce ne sera certainement pas très intéressant mais cela me permet au moins de constater que le plaisir est toujours là. Il n'y a que les idées qui se la jouent "timide" un peu trop. Don't worry, le "forcing" je vais le faire dans le cahier à spirales. Je ne vais pas t'embêter avec ça ici.
Sinon toi, ça va? Dis-moi, tu restes là cet été ou tu bouges?

12.6.05

Tel-Aviv, 12 juin 2005, 17hres00

Un sejour de quelques mois, il y a tres longtemps, a suffit pour m'enlever le gout de jouer les touristes en Israel. Le spectacle vivant suffit a me rejouir. Je ne regrette aucune attraction ratee et je m'ennivre du sex appeal des filles qui jamais ailleurs, ne m'a autant rendu fou qu'ici. J'ignore a quoi cela est du mais qu'elles soient belles ou pas trop, minces ou plutot fortes, elles sont des centaines a soumettre mes regards.

J'ai envie de faire mienne chacune d'entre elles. J'ai le choix et il est ardu. Il y a celles qui montrent de maniere superbe la totalite de ce qui les fait femmes et il y a les autres, qui en montrent beaucoup moins, l'air de faire comprendre que certains mysteres se meritent. Ce sont ces dernieres qui on l'art de chavirer le peu qui chez moi est encore a flot.

J'ai decide de rester quelques jours a Tel-Aviv avant d'entreprendre le trajet inverse qui me ramenera a Beyrouth en passant par la Jordanie et la Syrie. Je suis descendu dans un hotel beaucoup trop cher pour ce qu'il offre bien que le prix de la chambre se justifie amplement par le fait que Lana soit a la reception.

Le premier soir, je suis alle faire un tour sur la promenade histoire de confronter mes vieux souvenirs. J'y ai croise des centaines de filles avec qui j'aurais fait l'amour sur le champ et apres un long moment empreint de souvenirs et de fantasmes, j'ai du m'asseoir pour me calmer un peu. Je me suis donc arrete vers la partie la plus au nord de la promenade et je me suis assis sur un petit muret. J'ai passe un bon moment a detailler le paysage et a y acoller le plus grand nombre possible de souvenirs jusqu'a ce que je remarque un couple un peu plus loin devant moi qui n'avait pas l'air d'etre la par habitude. Ils avaient l'air de bien se connaitre mais ils celebraient visiblement quelquechose et la bouteille de vin qu'ils ont debouchee n'etaient pas etrangere a cette impression.

Je me suis rapidement interesse a elle plutot qu'a eux deux car elle me fascinait. Lui semblait faire preuve de beaucoup de reserve mais son allure a elle, son air naturel, ses petites lunettes et ses cheveux boucles ornant un visage extraordinaire, souriant, ont eu tot fait de capter toute mon attention. Je ne pouvais plus partir. J'ai voulu tout connaitre d'elle en sachant que mon etude etait vouee a l'echec. J'ai voulu theoriser sur son corps et ses passions en sachant que que cela etait voue a un autre, a lui peut-etre, peu importe.

Je me suis imagine trinquant avec elle, les yeux fixes sur les sourires qu'elle offrait a celui-la. Je me demande ce que j'aurais mis en oeuvre pour l'amener ce soir la a m'aimer. Tout en elle reclamait la prise d'assaut. Il est des forteresses auxquelles c'est faire insulte de ne pas s'attaquer. Mais qu'attend t-il celui-la? Elle veut etre embrassee, elle veut un bras, plusieurs, pour etre serree contre un corps. Ils ont simplement rigole longtemps, sans se toucher et une fois la bouteille de vin finie, ils sont partis.

Plusieurs jours plus tard, j'ai toujours cette fille en tete ainsi que le delire de fantasmes qu'elle a provoques. Elle a emplit d'un erotisme effrene un simple sejour prolonge entre l'hotel et la plage. Je ne sais pas si c'est le copain reserve ou un autre qui aura eu la grace de recevoir ses caresses, de se saisir de son corps splendide et d'humer sa peau bronzee mais elle a un pouvoir qu'a coup sur elle ignore.

8.6.05

Jerusalem, Hostel Al-Arab, 8 juin 2005, 23hre50

Well I left my happy home
To see what I could find out
I left my folk and friends
With the aim to clear my mind out
...
There's so much left to know
When I'm on the road to find out (*)

Voila ce que m'offre, non sans un certain sens de l'a propos, le mode aleatoire de mon gramophone au radium.
De plus, comme Tillerman et moi on est assez pote dans la mesure ou je le fourni d'un the de mon cru qui le fait vachement rigoler, il a bien voulu arreter le temps et je me retrouve, en cet instant precis, a l'endroit exact ou je me trouvais treize ans plus tot. Dans le meme hotel minable, un etage au dessus de la chambre dortoir que j'occupais alors.
Eric ne fait pas partie des clients, j'ai une carte bleue, meme deux, un telephone portable et, je sais ou je serai dans deux semaines. Le temps avance, chacun change beaucoup, les lieux pas trop et il y a toujours la place pour un instant de pur bonheur.
(*) "On The Road To Find Out", Tea For The Tillerman, Cat Stevens

7.6.05

Amman, Al Rasheed Cafe, 7 juin 2005, 19:45

Je vais quitter demain matin la Jordanie pour Israel. Je suis arrive dans ce pays sans idees preconcues. Pour dire vrai, j'avais ajoute la Jordanie dans mes destinations plus parceque par la voie terrestre, c'est un passage oblige pour aller en Israel ou j'avais vraiment envie de remettre les pieds. Plutot que d'y transiter uniquement, j'ai prefere saisir l'occasion pour le parcourir autant qu'allaient me le permettre ces quatre jours.

J'ai donc pris deux places, pour etre bien a l'aise, a l'avant d'un taxi collectif en partant de Damas samedi midi pour traverser la frontiere et arriver a Amman en fin d'apres-mid ou j'ai profite de la soiree pour deambuler dans le centre-ville.

Amman, malgre son aspect souvent vieillot et decrepi m'a tout de suite donne l'impression d'une ville a l'urbanite resolument moderne. Cela tient essentiellement a l'atmosphere generale de la ville et au fait que la plupart des gens ne manifestent pratiquement aucune reaction inherente au fait que l'on soit etranger. Tres bon point que celui-la.

Il y a aussi une impression visuelle causee par le fait que, contrairement a la Syrie qui est le musee vivant de la bagnole de collection, les voitures ici, qu'elles soient privees ou d'utilite publique, sont tres recentes et souvent rutilantes. Les deplacements des jours suivants m'ont fait passer dans des quartier ou l'automobile et l'urbanisme n'ont fait que confirmer cette impression.

Sans m'etre pose la question de savoir a quoi est due cette modernite, une viree du cote de la Mer Morte m'a tout de meme apporte quelques elements de reponse. A l'est, dans sa partie nord du moins, la Mer Morte est bordee par une route flambant neuve jonchee de panneaux publicitaires a la gloire des investissement en Jordanie et des projets delirants de Dubai ou des autres pays du golf, l'Arabie Saoudite en tete. Devenu plus attentif, jai tres souvent constate par la suite dans les rues ou a la tele, ce qui me semble etre plus que de la sympathie pour les voisins golfeurs a deux balle (Sachant que la balle est la nouvelle monnaie unique des pays du Golf et qu'elle vaut tres exactement trois milliards neuf cent quatre ving deux millions sept cent trente quatre mille huit cent vingt-deux de nos euros).

Il semble aussi exister une forme de protectionnisme environnemental en faveur des mieux nantis car dans la section que j'ai parcourue, il etait impossible d'acceder aux berges soit parce qu'elles etaient sur les terrains d'hotels de luxe, soit parce qu'elles etaient millitairement gardees. Le quidam doit se contenter de petits belvederes a deux ou trois cent metres du bord de l'eau. Des que j'ai enjambe le parapet de l'un d'eux, j'ai ete siffle (comme on siffle avec les doigts dans la bouche) par des millitaires que j'ai feint d'ignorer pour aller prendre mes photos du coucher de soleil au bord de l'eau ce pourquoi j'etais venu. Au vu de la distance d'ou ils m'interpellaient, j'ai estime que j'avais une dizaine de minutes pour atteindre la plage et faire mes photos. Quand je les eu dans le dos, j'ai fait le naif au grans sourire, "What? Is this a military zone?" ce a quoi ils m'ont juste repondu gentiment "Please go". Voila une morte bien gardee pensai-je.

Ce soir, mardi, je suis de retour d'un periple eclair qui m'a permi de decouvrir Petra, de dormir a la belle etoile dans le Wadi-Rum et au retour, de m'arreter sur les sites les plus "importants" qui jalonnent la "Route des Rois" (Kings Way) entre Petra et Amman. J'ai pu decouvrir un pays a la geographie etonnante et fascinante. Le nombre de sites visites est malheureusement venu a bout de ma tres faible capacite a jouer les touristes et c'est en vitesse que j'ai expedie les deux derniers (Madaba et Le Mont Nebo) pour retourner admirer les paysages traverses en voiture.

Du tourisme de base donc. Point de ces rencontres qui me sont si cheres. Quoi que. Il y en a une et meme une plutot etonnante en fait. Je me suis fait un ami d'Andre, rencontre sur la place des sacrifices tout en haut de l'un des sommets de site nabateen de Petra. Pour s'y rendre, il faut se farcir une montee fabuleuse certe mais legerement infernale quand meme dans sa succession d'escaliers biscornus et de sentiers escarpes.
Andre, quatre-vingt-trois ans, retraite evidemment, ancien representant de commerce dans la vente de bouton (ca ne s'invente pas), etait tranquillement adosse aux marches du dernier escalier, visage tourne vers le ciel en train de prendre un bain de soleil.
Tout content de trouver quelqu'un qui parle francais, il m'a explique qu'il s'offre un petit voyage de deux mois, juin et juillet, dans tout le proche-orient. Il descend dans les hotels les moins chers, voyage uniquement dans les bus et les minibus des transports en commun et il voyage seul. En explorant le sommet, il m'a suivi partout et il a systematiquement refuse mon assistance lorsque je lui tendais la main pour grimper ou descendre des obstacles plus perilleux. Sans orgueil aucun, il me disait simplement qu'il preferait faire les choses a son rythme et avec ses propres moyens qu'il avouait fortement diminues vu son grand age.
Andre parle beaucoup de lui et n'ecoute pas beaucoup ce que je peux avoir a lui raconter mais il n'en est pas moins une sacre force de la nature et une veritable inspiration. C'est pourquoi je prend plutot beaucoup de plaisir a me taire en sa presence. Je l'ai recroise sur un autre site aujourd'hui et c'est moi qui lui ai offert le the cette fois. Il me tutoie et insiste pour que j'en fasse autant. J'ai fait quelques photos de lui que j'ai promis de lui remettre a son retour en aout.
L'ami, qui est presque mon voisin finalement, habite le Kremlin Bicetre un petit appartement sans meubles aucun ou il dort sur une paillasse. Il n'avait pas de numero de telephone portable a me donner pas plus qu'un numero de fixe d'ailleurs. Juste une carte de visite avec son nom et son adresse.
Tais-toi, Durell! Tais toi!

5.6.05

Amman, Al Rasheed Court Cafe, 5 juin 2005, 22hre42

Assis a la terrasse du premier etage d'un cafe sympa qui surplombe une artere animee du centre-ville, un the, un arguileh, ; me voila en condition pour passer un excellent moment a ecrire. Avant de parler de mon sejour en Jordanie, je vais revenir sur les deux jours passes a Damas juste avant de venir ici.

J'ai quitte Tadmor le deux juin en debut d'apres-midi apres que Mohammed, gerant du restaurant l'Oasis, m'ait enseigne les regles du sheish-beish tel qu'il est joue en Syrie ce qui pour moi a largement compense le sacrifice de quelques visites de monuments bien plus durables que d'aussi agreables moments.

Exceptionnellement, pour le voyage en autobus de Tadmor a Damas et apres avoir englouti au restaurant de la station des cars Quadmouss deux excellents shish kebab prepares par Nidal rencontre la veille a l'Oasis, je me suis isole sur un siege du fond avec ma musique a moi dans les oreilles pour couvrir le son distorsionne des enceintes qui allaient difuser de tres mauvaises chansons de la variete arabe.

La route desertique entre les deux villes est somptueuse. Les grandes etendues au milieu desquelles dorment quelques chiens aneantis par la chaleur sont le terrains de jeu d'etonnantes micro tornades de sable et de poussiere. Des bicoques isolees et quelques haltes routieres ou coagulent les camions qui constituent le principal afflux dans ces arteres nationales rares et precieuses. Une chemin de fer ou aucun train ne chemine. Des dunes qui precedent les montagnes en arriere plan et surtout, une lumiere toujours fabuleuse et onirique.

C'est dans un etat d'esprit paisible qu'une fois arrive a Damas, j'ai saute dans les minibus qui allaient me ramener chez mes amis a Dummar. C'etait le soir de l'anniversaire de "F" et nous devions nous rendre a une soiree en terrasse, dans un quartier que je ne connaissais pas chez des amis a eux.

Une fois passe le moment des presentations, je me suis tout de suite senti a l'aise mais, confortablement assis sur un coussin et adosse au mur de la terrasse, par cette timidite sporadique qui m'est propre, j'ai tout de meme passe tout le debut de la soiree a boire des vins libanais, a observer les gens et a discuter surtout avec mes deux amis, ce qui n'etait pas sans me combler.

Parmis les personnes presentes, deux filles ont particulierement attire mon attention et provoque des eruptions de pheromones par tous les crateres sudoripares que mon corps a pu reveiller.

L'une d'elle, la trentaine, etait tres belle et, dans sa robe mini noire et tres moulante, incroyablement sexy pour le trotteur qui venait de se colletiner plus de bedoins que ne peut en supporter sa libido. L'autre, qui retiendra finalement toute mon attention, etait assise a cote de moi. Puisse que nous partagions l'arguileh, j'ai pu m'exercer a nouveau au plongeon en yeux troubles en discutant agreablement avec elle. J'etais fascine par l'intensite de son regard marron, par la beaute de ses traits de statuaire grec et par ce corps genereux qu'elle faisait se mouvoir avec felinite.

La soiree s'avancait en egrenant les convives jusqu'a ce que mes amis se levent aussi pour partir en me proposant de rester et de rentrer plus tard avec un autre copain qui avec moi allions rester seuls avec Jaydee.
Ma timidite s'etait fais la malle depuis un bon moment deja et c'est sur la terrasse, chacun sous sa couverture, que nous avons presque termine la bouteille de cognac a discuter et a rigoler jusqu'a ce que le jour se leve. Puis, j'ai du m'endormir car le copain est parti sans que je m'en rende compte et je me suis mis a rever de Jaydee. J'ai rever de son corps souple et voluptueux, j'ai entendu ses respirations douces, je me suis ennivre de l'odeur de sa peau et je me suis reveille beaucoup plus tard, sa tete contre ma poitrine, dans son lit. La journee qui a suivi a ete tres douce, comme un orient.
La Jordanie, ca vous interresse toujours? Allez, bonne nuit.

Amman, Jordanie, 5 juin 2005,, 2hre30

Baalbeck, 26 mai 2005, 23hre15

J'avais hesite entre sortir du Liban par le poste frontiere d'Aarida et parcourir le nord de la Syrie avant de debarquer chez mes potes a Damas ou y aller directement de Beyrouth avec escale a Baalbeck pour une nuit. Le besoin de delester mon sac et quelques babioles offerte par la plebe devouee a l'amie Damascene dont ce sera l'anniversaire dans une semaine m'a finalement fait choisir ce second parcours. Dire que je transporte les cadeaux offerts par cent trente-deux personnes et que moi je vais me pointer les mains vides. La Honte!

Je n'ai pas traine pour mer trouver un hotel, j'ai marchande une chambre au jupiter devant l'arret des taxis et les temples (Je ne sais toujours pas si ce sont les temples qui ont choisi de s'arreter pres du centre-ville ou le contraire (Moi les details culturels vous savez ...), j'ai pose mon bazar, j'ai commande un kebab que j'ai avale (sinon a quoi ca sert un kebeb) rapidement avant d'aller terminer ce splendide apres-midi sur le sus-mentionne site des temples. Il n'y avait pas un chat et j'y suis reste cinq ou six heures a faire de la photo. Je me suis regale a crapahuter dans tous les recoins pour trouver des angles de vue et des cadrages sympas. Comme j'avais eu la bonne idee de trimbaler mon trepied, jai pu profiter des eclairage de nuit sur le site pour faire de la photo sans flash et je suis arrive a des resultats pas mal. Pendant tous ce temps, nous n'etions que deux sur le site, deux branques avec appareil et trepied et nous nous sommes a peine crosise tant il y avait a voir. J'ai juste regrette de ne pas avoir encore achete de filtres pour mon appareil.

Baalbeck, 27 mai 2005, 11hre00

Avec le couvre-feu de 23:00 impose a cet hotel, j'ai ete contraint de rentrer beaucoup plus tot que ce que j'avais imagine initialement. En rentrant des temples passe 21:00, j'ai du me depecher pour prendre une douche, trouver un endroit ou manger et passer un petit momemt dans un cafe Internet. J'avais cru pouvoir profiter de ce couvre-feu pour ecrire pendant des heures. Des clous oui! J'ai cogne le premier au debut du second paragraphe. Je pense qu'il me fallait recuperer des nuits precedentes.

La tout de suite, je suis assez heureux je dois dire. Je suis le seul client de cet hotel defraichi mais tres agreable, Je suis a une table de la cour interieure, legerement a l'ombre, ou je viens de terminer mon petit dejeuner. Il y a une multitude de bruits que je m'amuse a replacer dans leur contexte:

  • Le "tut tut" des taxis collectifs et des minibus qui interpellent les passant qui deambule innocemment en clients potentiels.
  • Le rire gras et la voix tonitruante du proprietaire de l'hotel qui au passage, est le president de l'association pour la promotion du tourisme de Baalbeck et tire une grande fierte des cliches de lui en compagnie de certains policards vivants et defunts.
  • La tele, dont seul le bouton volume est utilise au cours de la journee
  • Le "tuuuuuut tuuuuuut" des bagnoles qui previennent qu'elles vont sans ralentir, passer la ou elles ont l'air de vouloir passer.
  • Les oiseaux dont je ne vois que deux ou trois specimens et qui chantent comme s'ils etaient des centaines.
  • Les voitures qui remontent, celles qui redescendent, le long de l'avenue devant l'hotel car ici, comme ailleurs, les voitures roulent sur les routes (yael, si tu nous lis ;-))
  • La soudain je n'entend plus rien a part les voix d'une femme et d'un homme a la tele qui vient de battre en decibel le passage d'un Airbus dans une salle de bain.

Je viens de redemander quelques litres de cafe que je vais siroter tranquillement apres quoi je m'activerai un peu pour me diriger vers Damas. Hier j'ai appele pour prevenir de mon arrivee et c'est la petite qui a repondu. Je commence a comprendre pourquoi je n'ai pas d'enfants. C'est parceque j'ai des amis qui avec les leurs, placent la barre un peu haute. Qu'est-ce qu'elle etait mignonne au telephone. Je l'ai chargee de prevenir sa mere.

Je quitte le Liban aujourd'hui en sachant que j'y reviens pour quelques jours dans quelques semaines. J'essaierai d'en profiter pour aller plus au sud et dans les montagnes du Chouf ou je n'ai pas eu le temps d'aller.

Meme apres tout cela, je n'aurai que tres peu vu, je pense, de tout ce que le Liban donne a decouvrir. Je l'ai parcouru dans d'excellentes conditions. Le soleil etait doux, les gens genereux, les touristes absents et en dehors des petasse trop voyantes et vulgaires, beaucoup de filles etaient vraiment tres belles. En discutant photo avec l'autre branque sur le site des temples, nous en sommes venu a la conclusion que lorsque les compagnies aeriennes "Low Budget" allaient se rendre compte a quel Point le Liban peut seduire les masses de touristes, elles allaient faire passer les pris Paris-Beyrouth ou London-Beyrouth a quelques dizaines d'Euros et creer des marees humaines entre les plages de la mediterranee et la plaine de la Bequaa. C'est maintenant je pense que l'on peut sereinement en profiter.

D'ici la, je me dis que j'essaierai de revenir autant que je le pourrai parce qu'apres, il n'y aura que les gens pour m'y ramener. Je veux dire par la qu'aujourd'hui, le Liban m'a offert plus que ce qu'esperait le solitaire contemplatif que je suis. Avoir visite les memes sites et marche sur les memes routes aurait ete un grand coup de pelle a la gueule de cette semaine tranquille et sereine.

Note: Je regrettais a l'instant de ne pouvoir identifier par leur "marque de fabrication" les oiseaux dans la cour et, comme pour me pardonner a moi-meme, je me suis dis qu'a une epoque ou il est parfois malvenu de designer l'humain par l'une ou l'autre de ses specificites, personne n'allait me reprocher d'appeler "Oiseaux" tous ces joyeux volatiles rieurs qui me comblent. C'est quand meme bien les vacances. On peut etre oisif et, comme vous le constatez, reflechir a des choses graves.

Damas, 28 mai 2005, 1hre30

Quelle Journee! Apres avoir redige les pages qui precedent, j'ai voulu aller me balader dans Ballbeck afin de mieux la connaitre et mieux la quitter. J'ai d'abord grimpe sur la petite colline Sheikh Abdallah vers l'est derriere l'Hotel. Elle me semblait prometteuse d'un joli point de vue sur les temples et la plaine de la Bequaa. Une fois au sommet, comme je n'aime pas beaucoup refaire mes trajets en sens inverse, je l'ai redescendu de l'autre cote en direction des premiers sommets de la chaine de l'Anti-Liban qui on eut sur moi l'effet d'un aimant. Je me suis donc mis en tete de les ateindre et je l'ai fait, et ca a valu le coup, et ca ne m'a pas mis en avance pour mon depart vers Damas.

Je suis revenu a l'Hotel Jupiter pour poster trois cartes postales, avaler un kebab et une fois dans le bus pour Chtourah d'ou j'allais prendre une voiture pour Damas, j'esperais ne pas avoir fait le contraire par cette etourderie dont je suis trop souvent capable. Parfois tu arrives aux stations de bus ou de taxi et quand tu leurs demande, les mecs te disent qu'ils partent dans deux minutes. Commes ils attendent de remplir le vehicule avant de partir, souvent, une demi-heure plus tard, t'es toujours a ton point de depart. Le prix des places etant tellement ridiculement bas, il serait faciles de payer les cinq places au chauffeur et de te barre sur le champ. Oui mais, parce qu'il y a bien un "mais", tu fais un truc pareil et tu ne rencontreras jamais Lora. Lora, jeune, la jeune trentaine, mince, tenue claire impecable et voile blanc, n'etait que la seconde des cinq passagers attendus ce qui nous a laisse tout le temps d'engager la conversation puisqu'elle parle tres bien l'anglais et meme, je le decouvrirai plus tard, le francais. Elle a ete l'ange Gardien d'une journee riche et sans anicroche.

Elle derriere et moi devant (Je parle de nos positions respectives dans la voiture), nous avons beaucoup discute pendant le voyage et l'effet de son sourire sur les militaires des postes frontieres libanais et syriens m'on fait obtenir les tampons dans mon passeport avant meme que je n'ai eu le temps de remplir les document que l'ont me fournissait. C'est elle qui s'est entendu au telephone avec mes potes pour determiner avec le chauffeur ou je devais descendre a Damas. Elle est meme descendue avant sa destination pour les attendre avec moi. Les copains sont arrives, j'ai fait les presentations et elle s'est eclipsee. Quand je pense que je ne lui ai meme pas offert de payer le voyage! Non mais, quel gougnafier je fais! Heuresusement, deux adresses e-mail, un numero de portable, un numero de fixe, si avec ca je ne rachete pas mes fautes, c'est vraiment que je ne suis qu'un irrecuperable et grossier personnage.

La suite a ete geniale. Direct, les copains m'amenent a un concert dans la cour interieure d'une tres ancienne et sublimissime maison qui est aujourd'hui utilise pour les archives municipales. Apres le concert, excellent repas chez "Beit Jabri" situe aussi dans la cour d'une autre splendide maison. Nous sommes alles ensuite dans un autre superbe restaurant, beaucoup plus touristique celui la, pour ecouter les musiciens, regarder le derviche tourneur et, pour les filles, danser le dabkeh. Pour terminer, en allant chercher la voiture qui etait garee parmi les odeurs du souk aux epices, nous nous sommes ballade autour de l'immense mosquee des Omeyades et dans le reste de la vieille ville.

Nous avons termine la soiree avec une biere sur la terrasse de leur appartement de Dummar. Il est 2hre15, je suis dans le lit d,une chambre que les enfants ont range expressement pour moi. La petite, m'a dit sa mere, avait mis sa jupe preferee et m'attendais vers cinq heures comme je le lui avais dit au telephone. Mon seul regret de la journee, c'est de ne pas les voir avant demain.

Damas, cafe de la vieille ville, 28 mai 2005, 16hre40

J'ai rate Lora. Elle est sortie de lq ville et ne revient que demain alors que moi je partirai tot pour le Nord. Tant pis. J'essaierai de la recontacter a Beyrouth ou elle travaille. Je viens de me ballader pendant quelques heures dans les soukds de la vieille ville. Comme beaucoup de souks dans le monde, les commercants sont ici aussi regroupes par themes: l'artisanat, les bijoux, les epices, le bois, le metal, le cuivre, les papiers, ... Le plus agreable est celui des epices pour l'odeur et le plus impressionant, pour le feu et les bruits, celui du metal.

"Sham Al Quadimeh" est le cafe ou je suis assis. Il est juste en face du cafe "Al Nafowra" ou s'agglutinent tous les touristes pour son cote typique et tres avenant. Salah, vingt-six ans, kurde syrien, d'une grande douceur y fait le service. Le momemt est trop bon pour ne pas accompagner mon the d'un arguileh, petite fissure dans cette promesse faite a moi-meme de ne plus fumer. Pouvu que cet ecart de me sois pas fatal (Va de retro Tobacco).

Cette ballade est empreinte d'une agreable langueur. Les filles rendent les sourires avec une intensite telle qu'elles laissent entrouvertes les portes d'un reve extraordinaire et sensuel.

Alep, dimanche 29 mai 2005, 22hre40

Voila! Que fait le gogo dans l'heure qui suit son arrivee a Alep? Il part prendre un verre, comme le fond certainement beaucoup de touristes, dans ce meme bar de l'hotel Baron ou Laurence d'Arabie lui-meme, bien enfonce dans son fauteuil crapaud en cuir marron, posait ses pieds babouche sur les petites tables coloniales.

Mais la tout de suite, qu'est-ce que je m'en fous de Lolo! Tout ce que je vois, c'est un verre de whisky sec et une biere egyptienne bien fraiche. Je me pose a peine apres une une douzaine d'heures de folie entre Damas, le Krak des Chevaliers (Quala'at Al Hosn) et Alep. Tout ce qu'il me fallait, c'est le seul endroit qui soit a la fois indique dans mon guide a la con et proche de mon hotel et ou j'allais pouvoir m'offrir ce divin duo malte qui me sied si bien.

J'ai termine la journee d'hier dans les souks de Damas a demander aux commercants de me montrer leurs plus beaux jeux de backgammon (Sheish-Beish). J'ai vu de petite merveilles dont les prix oscillent entre soixante-dix et cent cinquante dollars "US". L'un de ces commercant a eu la bonne idee de se constituer un album photo avec les modeles qu'il n'avait pas en magasin. Je lui ai dit qu'a mon retour a Damas, il allait me conduire aux ateliers ou je ferai mon choix sur place. Sur photo, j'ai vu des tables de jeu absolument sublimes. Je suis en train de me convaincre qu'une table, meme plus chere, serait une bien meilleure idee qu'un second jeu pliable puisque je suis deja tres content de celui que j'ai achete a Istanbul.

Je suis rentre ensuite a Dummar pour passer la soiree avec les copains et profiter des momes qui sont chacun une source assez puissante de ravissements.

Ce matin, ils devaient me reveiller en meme temps qu'eux a 6hre45 cars ils prenaient la car a 7hre15. Je me suis reveille tout seul a 7hre11 en pensant que je les avais rates mais "F" m'expliquera plus tard que par timidite, ils hesitaient. Durant les quatre minutes de sursis qu'il me restait, j'ai donc fait semblant de dormir et mes espoirs n'ont pas ete vains car j'ai entendu le bruit de la porte que l'on ouvrait doucement suivi de leur chuchotement. Quelques secondes plus tard, je feignais de me reveiller dans un petit sursaut suite au bisou de la petite sur ma tempe gauche. Il n'y a que le bonheur de les avoir revus ce matin pour excuser cette petite feinte. Je ne sais pas comment etre avec les gosses. Je suis vraiment avec eux comme un geant de papier.

Sinon, la surprise du jour, c'est le Krak des Chevaliers. Par la deception de tous ceux qui sontpasses a cote et par le "Aaaaaaaaaaah!" de ceux qui l'avaient visite, je subodorais (chose qui m'arrive moins frequemment que de supputer) le machin a ne pas manquer. Bien que je savais tres bien de quoi il en retournait avec ce Krak, je ne m'en faisait pas une idee si mirifique que cela. Oh la boulette!

Quand j'ai mis les pieds la-dedans, je me suis retrouve comme un gosse. J'ai trouve un premier passage qui me permettait de passer a plusieurs reprises et toujours dans le meme sens, devant le nez des guides de faction et autres vendeurs de babioles et de cartes postales. C'etait juste pour les emmerder, c'etait tres con, mais ca m'a beaucoup fait marrer et ca a donne le ton au reste de mes deambulations dans cette forteresse qui est vraiment, mais alors la, vraiment geniale. Je la parcourais et la photographiais avec en tete les tentatives historiques de prise d'assaut qui la plupart du temps ont echoue tant le site a de quoi calmer toute velleite conquerante.

Bon, je vais conclure sur une connerie en me demandant si Laurence d'Arabie n'etait pas un oulipiste amateur de palindrome pour avoir choisi la chambre 202. Je suis sur que c'etait son truc pour pouvoir retrouver sa chambre meme bourre. Il s'en est fallu de peu pour que le defenseur de la cause arabe et de la grande Syrie descende a l'hotel Baraon dont le palindrome aurait ete "No Arab"

Note: J'y pense, Fred vient de m'annoncer que le "Non" avait une serieuse avance, Ca ne me surprend pas des masses mais je suis curieux de voir ce qu'en pense Architellementdeprimequilsebourelagueulealarmagnac.

Alep, 30 mai 2005, cafe au pied de la citadelle, 15hre00

Je viens de visiter l'impressionnante citadelle d'Alep. Je me suis beaucoup decu dans mes prises de photos mais bon, je ferai mieux ailleurs. Ce soir, je crois bien que je vais partir avec un mec qui bosse a mon hotel pour qu'il me serve d'interprete dans les souks. Il a aussi une maison tres belle mais non ouverte au public a me faire visiter. Ce gars est un kurde syrien de Kamechliyeh et son niveau d'anglais est amplement suffisant, en raison de ses etudes de langues, pour en faire un guide agreable et pret a sortir des sentiers battus. En tous cas, je l'espere.

Je fais une petite parenthese pour parler de la physionomie des kurdes qui me semble particuliere. Tous ceux que j'ai rencontre, jeunes pour la plupart, ont un type que j'aurais du mal a definir mais qui se situe entre le celebre type caucasien et le type mediterranen des grecs ou des italiens.

Les souks et les khans d'Alep sont, comme on le dit, vraiment interessant a parcourir. Ils sont couvert comme a Istanbul mais de diverses manieres et ont ceci de different et non negligeable, qu'on y fout la paix aux touristes pour peu qu'on evite les quelques echoppes qui leur sont destinees.

Je commande un autre the et je quitte ce cafe pas tres interessant ou l'on est trop sollicite pardes infirmes et des vendeurs de toute sortes. "Allah ou ak'bar, Allah y ver 'ah".

Note: Je regarde les meres entierement voilees de noir et je me demande comment les gosses qu'elles tiennent par la main pourraient les reconnaitre dans la foule si elles lachent prise et leur attention. Ca devient une habitude de conclure en me demandant des trucs vraiment tres cons. Il faudra que j'en parle a mon psy le jour ou je me deciderai d'aller en consulter un.

Alep, 30 mai 2005, bar de l'Hotel Baron, 20hre30

Hier, je ne vous ai pas tout dit mais on m'a montre les reliques de mes illustres predecesseurs en ces lieux qui visiblement n'attendais plus que moi pour epuiser leur reserve de whisky bon marche.

Je cherchais un moyen de me rendre illustre aupres des proprietaires de l'hotel et je crois que j'ai trouve. Ils ont decide de se venger de ce crevard de Laurence d'Arabie en exhibant au tout venant l'ultime et ridicule note du 8 juin 1914 au montant de 76,70 SYP (environ un euro cinquante) qu'il n'aura jamais paye. "Ben ouais" quoi! Diriger la revolte des arabes et s'assurer d'une saine comptabilite personelle sont deux choses qu'il n'est pas toujours tres aise de trouver chez un meme homme. Toujours est-il que je vais essayer de passer a la posterite en etant celui qui en gentlemen aura regle la note de Laurence. Je prepare le cheque, je termine mon whisky, j'en commande un autre et j'y vais ...

Alep, 30 mai 2005, bar de l'Hotel Baron, 21hre00

La soiree a ete tres fructueuse. Je suis revenu du cafe de la citadelle vers seize heure trente et je me suis arrange avec mon gars pour les heures qui allaient venir. Je lui dit que je desirais qu'il me serve d'interprete aupres des artisans du cuivre et autres metaux. Cela a tres bien fonctionne. J'espere que les cliches des artisans autravail seront plus parlant que les pierres que ma timidite m'oblige a photographier d'ordinaire.

J'ai donc pu en savoir davantage sur leur metier, sur le temps qu'ils mettent a fabriquer certaines pieces particulierement impressionnantes (Comme les tres utiles cafetieres de deux metres destinees aux ... je vous le donne en mille ... aux saoudiens et autres golfeurs de naissance bien evidemment), sur leur methodes, sur la facon dont elles se transmettent de generation en generation, sur les petites innovations apportees par chacune d'elles. C'est quand meme un peu plus fructueux que le traditionnel mais non moins sympathique "WHERE ARE YOU FROM ... ET' FAD'AL!"

En filant un bakshish au gardien, nous sommes entre dans la la cour d'une maison de de pure type mamelouk actuellement en cours de renovation. Elle a appartenu a Kamal Jumblat et elle a ete rachetee par je ne sais plus quel pays du golf qui la fait renover pour en faire un centre culturel. Je crois bien que c'est le Koweit. Le gardien m'a dit que les travaux allaient durer encore au moins trois ans. C'est vrai qu'elle n'est pas en tres bonne etat. On y devine bien la douceur de vivre et la magnificence du passe mais il y a de quoi faire.

Alep, 31 mai 2005, aux petites heures

Je viens de rentrer a l'hotel, j'ai pris une douche et le moins que l'on puisse dire, a quelques heures pres, c'est que ces dernieres vingt-quatre heures ont ete riches de bien des manieres. Je ne parlerai que du repas termine en compagnie de Nicolas dont la reputation dans le restau ou nous etions lui a permi de demander aux serveur de preparer une assiette avec toutes les epices qu'ils avaient en cuisine histoire de donner un cote pratique aux reponses que patiemment il faisait a mes incessantes questions sur le sujet.

Tadmor, 2 juin 2005, 0hre50

Le 31 au matin, avant de partir pour Deir Ez Zohr, je me suis tape l'incruste chez des bergers qui vivent a cote de l'eglise de Mshabbak (avant dernier lieu de pelerinage probable sur la route de Saint-Simeon). C'etait tres sympa, Abu Hassan, le grand pere, Taha, le fils, pere de cinq gosses et sa femme quelque part que je ne verrai evidemment pas, une maison d'une piece, deux cent chevres, de l'Ayran, un the, encore un autre, des sourires, des questions, des rires, des photos, des adresses ...

Sinon, les quarante-huit heures qui ont suivi ont ete beaucoup moins passionnantes meme si elles ont ete riches d'images. J'ai quitte Alep pour Deir Ez Zohr hier midi et je suis maintenant a Tadmor (Palmyre) ou je viens de mettre fin a une debauche de photographies dans la "pampa" autour des colonnades et des temples. Deir Ez Zohr, c'est une superbe passerelle sur l'Euphrate et un musee assez bien foutu qui risque bien d'etre le seul que je me taperai de ce voyage mais sinon, j'ai trouve cette ville plutot desagreable et sans grand interet.

Je suis rentre a l'hotel (Pas trop mal place puisque qu'il est carrement dans l'enceinte des vestiges) et je regarde "Midnight Express" que je n'avais encore jamais vu mais qui me fait penser qu'il faudra que je me debarasse de mes deux kilos de sum-sum avant de passer la frontiere. On ne sait jamais, peut-etre qu'ici aussi ils ne deconne pas avec l'exportation illegale de substances epicees.

Tadmor, 2 juin 2005, restaurant l'Oasis, 10hres30

Avant de repartir pour Damas, j'ai fait saute la visite de je ne sais plus quel site et donne rendez-vous a un restaurateur que j'avais rencontre la veille pour qu'il m'aprenne les regles syriennes du sheish-beish. C'est maintenant chose faite. Yes! Je suis tres heureux d'avoir etendu mes connaissances sur ce jeu qui est le seul qui me passionne vraiment.

Amman, Jordanie, 5 juin 2005, 1hre50

Enfin je trouve un ordinateur et une connexion digne de ce nom mais surtout, je trouve un peu de temps. Il y a beaucoup a dire sur mon retour a Damas et sur les dernieres quarante-huit heures. Le temps que tu ais digere cet infame pave sans accents et bourre d'erreurs typographiques et orthographiques la-haut, j'aurai bien trouve le moyen de raconter...

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