Trial Murder Only

30.1.05

:-(

Je cherche quelques mots pour trouver le sommeil,
Des mots injustes qui pour faire chier ne viendront pas.
J'espère donc avoir oublié à mon réveil
De publier, la bonne idée, ce quatrain là.

27.1.05

Navrante cabale

Je viens de réaliser un truc très con. Vous me direz qu'il m'en aura fallu du temps pour me rendre compte d'une chose pareille mais que voulez-vous je suis comme ça.

Lorsqu'une évidence se révèle enfin à moi, la chose marrante est que j'arrive toujours, par des circonvolutions intellectuelles navrantes, à me persuader de son importance mystique. je précise mystique parce que les malformations congénitales de mon cortex font que je concède tout, du moins tout ce qui n'est pas expliqué dans le Quid, à la magie. Ah bon! Vous aussi?

Bon, j'en viens à l'objet de mon émerveillement du jour. Il vaufrait mieux vous asseoir. Voilà!Mon nom complet, prénoms et patronyme, contient une seule fois chaque voyelle de l'alphabet. Si si!

durell n. moriarty - "aeiouy" = drll n. mrrt

Incroyable non? Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ça mais je ne vous cache pas que j'en tire une certaine fierté. De plus, je constate que je ne manque pas d"R"et si je n'en avais pas déjà deux, je dirais que ça me donne des "L".

Quelqu'un pourrait me calmer?

26.1.05

Quel talent!

Photo-peinture digitale par Yaël & Marc

Par YaëlPar Yaël
Par YaëlPar Marc
Par Marc
Par Marc


Yaël et Marc m'ont fait un très joli cadeau en prenant le temps de se pencher sur quelques une des photos de Venise que je vous proposais hier. Je suis jaloux car je voudrais bien avoir le talent de faire ce qu'ils font mais ce n'est pas le cas. Prenez le temps d'aller voir ce qu'ils ont fait. Ils ne l'avouerons pas mais allez lire leurs blogs respectifs car je sais que ça leur fera plaisir et je pense que ça vous plaira.

Merci à vous deux. C'est quand vous voulez.

Un cioccolato per la otto!

Saut de puce en Vénétie.

un cioccolato per la otto!

J'avais les pieds dans l'eau.
Le mercure était près de zéro.
Jetez donc un coup d"oeil à ces photos
Pendant que je déguste ce chocolat chaud.

21.1.05

Enfin!

Voilà, je prends deux semaines de vacances. Je n'ai pratiquement rien pris cette année, depuis décembre 2003 en fait, si ce n'est que quelques jours pour me faire deux ou trois longs week-ends.

Si j'avais pu économiser, je ferais de ces deux semaines une année sabbatique. Je n'en peux plus de cette vie professionnelle de merde. Je ne vais pas trop me plaindre car je sais bien que c'est quand même pas mal déjà d'en avoir une mais bon, elle pue quand même et je pue avec.

Je vais donc faire en sorte que ma vie ressemble un peu plus à mes envies. Je commence tout de suite par assouvir mes envies de contemplatif en effectuant trois voyages dans les trois prochains mois. Deux petits tout de suite au pays des touristes (Venise, Istanbul) et un troisième, plus stimulant pour moi, au Proche Orient pendant tout le mois d'avril. J'avais passé huit mois en Israël et en Egypte à une époque et je n'avais eu ni le droit ni les moyens de me rendre au Liban, en Syrie et en Jordanie. C'est donc là où j'irai en Avril. Je sais déjà que je voyagerai le corps et le cœur léger. Un voyage de solitaire contemplatif comme je n'en ai pas fait depuis longtemps.

Je reviendrai ensuite reprendre mon rôle dans cette mauvaise pièce que je jouerai au moins jusqu'à la fin de l'été histoire d'en terminer avec mes dettes. Oui, à la fin de l'été, je n'aurai plus de dettes. J'ai vécu ma vingtaine libre de toute contrainte financière ou administrative etj'ai passé ma trentaine à dépenser/rembourser, dans un cycle infernal, un argent qui au final m'a très peu apporté. Je ne sais pas encore quelles décisions je vais prendre à partir de ce moment là mais je devine déjà que je n'aurai plus du tout le même attachement à ce salaire qui n'a eu qu'un seul usage, celui de me sortir de mes difficultés. C'est pas mal, je sais, mais je sais aussi que d'autres auraient pu faire bien plus avec le même argent.

Pour l'instant je replonge tête première dans mes quelques talents et souhaite très fort que mes prochaines rencontres me fassent renouer avec la musique et un univers plus créatif.

À très bientôt donc en texte et en photos.

20.1.05

Affichage de mon blog: Votre aide pour un sondage rapide

Depuis l'installation du nouveau babillard, il semble que mon blog ne s'affiche pas correctement sur toutes les plates-formes. Auriez-vous la gentillesse de répondre aux questions suivantes dans les commentaires?

  1. Tous les éléments du blog s'affichent-ils correctement?
  2. Si non, pouvez-vous m'écrire ce qui ne va pas?
  3. Votre type de bécane c'est quoi? (PC, Mac, boulier/Linux,Win,MacOS, ...)
  4. Votre navigateur et sa version svp?

Merci d'avance de votre aide et n'hésitez pas à inviter les copains. Il semble que le problème concerne les utilisateurs de Mac uniquement et je veux en trouver la cause.

Durell N. Moriarty

19.1.05

L'homme qui voulait faire des chansons

Pour faire le billet d'hier, j'ai dû ressortir ma liste de "choses à devenir" et juste sous l'item "Devenir l'homme de confiance du Pape et l'ami intime du Sultan de Brunei Darussalam", j'ai trouvé "Écrire des chansons".

J'allais rayer les deux parce que je considère ces buts atteints depuis longtemps lorsque je me suis mis à douter, pensant que j'avais sans doute voulu écrire "Écrire des chansons et t'organiser pour que quelqu'un, si ce n'est pas toi, les aime et les chante". Oui. C'est certainement cela que j'avais voulu écrire.

J'adore la chanson. Elle peut me séduire dans ses formes les plus diverses. Des chansons, j'en ai déjà pas mal. Des pas mal en plus (Comment je me la pète!). J'en ai même des que-j'ai-chantées-en-public à l'époque où, sur les pistes du Rift éthiopien, Lucy y allait de son célèbre déhanchement pour séduire ses congénères australopithèques.

Mais que s'est-il donc passé pour que j'exerce ce métier de con qui est le mien aujourd'hui? - Je participe infinitésimalement à l'effort capitaliste mondial pour enrichir les gros et niquer les petits. - Il fut une époque où ma vie active était presque en adéquation avec mes rêves. J'ai dû avoir sacrément peur de quelque chose pour m'en éloigner autant.

Il faut donc tout reprendre depuis le début. Heureusement, des chansons, j'ai continué et je continue à en écrire. Pas des masses mais c'est déjà ça. Il me reste à voir ce que je vais en faire. Je m'voyais déjà, en haut de l'afficheuh, en dix fois plus gros la la la …

C'est donc une histoire à suivre et promis, dès que je suis prêt, je vous envoie un ticket de métro pour la première. Le nom de la station sera dévoilé en temps et en heure. Je vous laisse. Je dois aller mettre mon complet bleu au pressing.

P.S.: Je vais peut-être essayer de créer une rubrique de vieilleries afin de soumettre mes vieilles oeuvres à votre appréciation. Vous saurez peut-être ainsi me convaincre, par vos critiques constructives, de renoncer immédiatement ;-)

18.1.05

Même pas mal!

Je suis né depuis trente-neuf ans et je peux dire "même pas mal!". En tous cas moi je n'ai rien. Ou alors si peu.

En fait, comme le taximan de mon existence, je suis toujours content, le jour de mon anniversaire, de voir augmenter le prix de la course au compteur. Je n'ai jamais eu envie d'arrêter le temps ou de revivre mes années passées. Quand je pense à moi dans le passé, j'ai du mal à voir autre chose qu'un gros connard dans lequel il m'est impossible de reconnaître le mec absolument fantastique, carrément sublime et tout simplement divin que je suis devenu aujourd'hui. C'est peut-être ma modestie naturelle qui déforme ainsi ma vision du passé, je ne sais pas trop.

Vive le présent donc. Remarquez, ce n'est pas trop courageux d'écrire ça puisque c'est effectivement le seul espace temporel qui soit plus petit que moi et auquel j'ose m'attaquer. Je le regarde avec des gros yeux, il tremble un peu et fait ce que je lui demande. La seule chose qui m'emmerde avec lui c'est que dès que je relâche mon attention, il m'oublie et fait ce qu'il veut.

Le passé, lui, est un vieux dépassé qui n'a rien compris à ce qui lui arrive et que je considère uniquement pour ne pas devenir comme lui ou comme son frère jumeau, le futur vieux con. Celui qui m'impressionne et me déstabilise est le plus jeune, le plus costaud et le plus prometteur. C'est le futur intérieur, celui qui me lance des "Tu auras compris", "Tu seras parvenu" encourageants suivi de "Tu auras abdiqué" et de "Tu seras mort" menaçants. Je n'arrive pas toujours à le regarder dans les yeux et c'est dans ces moments là que je me tourne vers le présent pour le faire chier.

J'ajoute donc "Savoir faire la nique au futur" dans ma petite liste des choses à devenir. Dans l'attente d'être à nouveau très con à mes yeux, je profite de cet instant de positivisme pour publier ce billet sans le relire.

17.1.05

À vous je peux bien le dire ...

À vous je peux bien le dire car je sais que vous n'allez pas vous cacher pendant des heures dans le placard sous l'évier de ma cuisine pour me surprendre en gueulant "BON ANNIVERSAIRE!!!" pilepoil au moment ou je me gratte l'entrejambe avec la brosse à récurer. Je sais que ce n'est pas très "class" mais Rome a été livré en kit et ils ont mis plus d'un jour à comprendre le plan de montage ce qui explique que je fasse la vaisselle, parfois, mais que je me gratte encore les couilles, souvent.

À vous je peux le dire donc: demain c'est mon anniversaire. ouais! super! chouette! youpi! Que je ne vois personne débouler dans les commentaires pour me souhaiter un bon anniversaire parce que je l'emmène avec moi à Venise la semaine prochaine, je l'épouse ensuite, je lui fait de super beaux enfants – bon je sais que ça en met quelques uns hors course mais bon, vous aurez votre chance une autre fois – je l'aimerai pour la vie et je m'entendrai à merveille avec sa mère. Non je déconne!

Il s'est passé un truc le mois dernier, pour faire simple, voire simplet, on va dire que j'ai reçu un putain de coup à la tête. Je vous passe les détails mais ça m'a calmé. J'ai dû me reposer beaucoup et maintenant que je retrouve la pêche, je suis en pleine effervescence. Je ne suis déjà plus le même dans ma tête, il ne me reste qu'à décider de la direction à prendre. C'est étrange parce j'ai vécu les plus gros bouleversements de ma vie à la neuvième année de chacune de mes décennies (la première mise à part parce que je me droguais beaucoup trop avant l'âge 10 ans et je ne me souviens plus de grand-chose) et cette année, la neuvième de ma trentaine, ne semble pas vouloir faire exception. Ces bouleversements ont été positifs et négatifs mais pour être plus précis, je dirais qu'ils ont été positifs au début et négatifs à la fin. J'ai pris pas mal de mauvaises décisions qui ont hypothéqué plusieurs années de ma vie.

Ma trentaine a été un gouffre. Un trou noir qui a retenu à elle les moindres éclats lumineux de mon esprit. Je sais aujourd'hui que cette période est finie. J'en ai finalement eu plein le cul de subir ma vie même si aux yeux des autres elle peut apparaître excitante. Je reprend le contrôle.
P.S.: Pour l'instant, ma vie est toujours ce qu'elle est, empruntée. J'espère un jour pouvoir relire ce billet sans pleurer.

14.1.05

Restez assis, je n'ai pas terminé!

La première fois que je me suis fait un ciné sur le sol gaulois, c'était quand j'avais quatre centimètres de moins et que je n'étais pas encore dépucelé (c'est vous dire si c'est récent). C'était mon premier jour à Paris, mon premier jour en France, mon premier jour en dehors des frontières de mon Inertie natale - il faudra que je vous montre un jour mon passeport inerte.

Nous (celle qui m'a dépucelé, ses enfants, mon pote et moi), avions décidé d'aller voir "Neige" réalisé par (merci Internet, merci Allociné) Jean-Henri Roger et Juliet Berto – à moins que ce ne soit le contraire - qui venait de sortir le mois d'avant (ce sont des indices pour aider mes futurs biographes qui s'ignorent).

C'est dingue ce que j'ai pu glissé comme informations personnelles dans le paragraphe précédent. J'en tremble déjà.

Qu'est-ce que j'étais en train de vous dire? Ah oui! Je vous replaçais dans le contexte d'émerveillement total dans lequel, vous l'imaginez bien, je me trouvais cet été là. Je veux dire par là que j'étais une larve prête à éclore et que je me pâmais sur tout. Quel a été un de mes premiers sujet d'ébahissement? La salle de ciné. C'est con mais c'est vrai. Une minable salle de ciné à Pigalle que je vais peut-être même essayer de retrouver tiens (la salle parce que Pigalle je vois un peu trop bien où c'est). Je trouvais que cette salle, minable au cas où je ne l'aurais pas déjà écrit, était tellement confortable et sentait tellement bon le cinéma qu'aucun Superpataplexe d'aucune Ultrapole de toute l'Inertie ne supportait la comparaison avec ce Temple. L'essentiel de mon argumentaire concernait la qualité des fauteuils dans lesquels je me serais permis d'accoucher si j'avais été une femme.

Je vous passe mes impressions, sur les friandises vendues dans la salle, sur ces publicités mystérieuses et inconnues pour vous dire qu'en somme j'avais décrété qu'il y avait,en France, de bien meilleures salles de ciné qu'en Inertie. Comme je ne suis pas du genre à me conforter de ces généralités de touriste, j'ai donc écumé, c'est un euphémisme, les salles de l'Hexagone et après trois mois et trois films - le premier est celui cité précédemment et les deux autres sont Excalibur, de John Boorman et Pétrole pétrole de Christian Gion. - j'ai du me rendre à l'évidence que j'avais raison car le Gaumont de Saint-Chamond où j'ai vu les deux autres ne m'avait pas déçu non plus.

Retrouvons nous un quart de siècle plus tard, à Paris. C'est ça la magie de la blogosphère. On fait rêver les gens on, les fait voyager, on les cultive, on … ok! Je pense toujours que c'est en France que l'on trouve les meilleures salles de ciné du monde MAIS, parce qu'il y a un MAIS, et c'est l'objet de mon billet (Mais c'est qu'un peu plus et je rimerais!), il y a comme n petit problème et demi on va dire.

Le demi problème est énervant plus qu'autre chose mais je vous le dit quand même. Pourquoi les trois quarts de la salle se lèvent, papotent, se barrent et cela dès la première seconde du générique. C'est comme un électrochoc, comme une alarme d'incendie qui aurait fait croire à tous que leurs culs allaient cramer si ils restaient assis une seconde de plus. Dans le générique, il y a des infos qui intéressent parfois les gens (comme moi, toujours) et il y a aussi parfois des musiques sympas qu'on voudrait écouter ou encore des "bloopers" (scènes ratées) ou scènes bonus que vous aller regarder debout en faisant chier ceux qui étaient confortablement restés assis. Je vais vous vendre des CD et des DVD sans pochettes moi et vous verrez si c'est marrant. Ah bon! Vous téléchargez déjà? On dirait que ceci explique cela. Bon! Ce n'est qu'un demi problème alors je ne vais pas m'étaler.

L'autre connerie, la vraie celle-là, celle qui me met hors de moi et dont je n'ai pas pu me rendre compte dans mes salles de Pigalle et de Saint-Chamond, c'est la manière dont on te vire. Là je dois avouer que ça me troue le ticket de ciné et c'est pas l'ouvreuse qui s'en charge. Dans les plus grands complexes de cette plantureuse capitale et des autres villes d'ailleurs, tu es vomi des salles de ciné par tous les orifices possibles à l'exception du Hall d'entrée. Je n'arrive pas à comprendre ça. Ils construisent des complexes énormes avec plein de commerce et de restos à l'intérieur mais quand le film est fini, on te fait sortir directement dehors par toutes les issues de secours disponibles et c'est à te décourager de revenir à l'intérieur. Ca m'est arrivé encore ce soir au MK2 de la Bibliothèque François Mitterrand dans le 13e, c'est le cas à l'Aquaboulevard du 15e et dans tous les autres complexes où je suis allé. Il n'y a que dans les petites salles où l'on sait recevoir - je me doute bien que c'est uniquement parcequ'ils n'ont pas le choix et que sils le pouvaient, ils feraient comme les autres - et d'où tu ressors par le Hall (L'Alcazar à Asnières par exemple ou encore les petites salles du 5e arrondissement). Ce soir ils nous ont obligé à nous engouffrer dans une cave avec deux issues de secours. Nous avons dû jouer les explorateurs pour savoir laquelle était la bonne et ensuite se retrouver dehors, sur l'esplanade à l'opposé de l'entrée du complexe.

Bon. Sur ce je vous laisse, je conçois que ce billet était inutilement long ou peut-être inutile tout court mais que voulez-vous, je suis chez moi et je fais ce que je veux. Allez bonne nuit et bien que ce ne soit pas dans mes habitudes (pas encore) je vous embrasse. Vous pouvez vous lever.

12.1.05

Disparitions suspectes

En lisant ce billet et ses commentaires sur Nouvelles Chroniques 3 au sujet des amitiés virtuelles qui se font et se défont, j'ai eu envie d'en parler aussi un peu car c'est une question qui me tarabuste depuis deux ans.

Il m'est arrivé, comme à vous tous on dirait bien, de perdre complètement le contact avec des internautes et cela m'a parfois sérieusement perturbé tout comme à d'autres moments je m'en suis soucié comme de colin-tampon. Dans tous les cas où cela m'a affecté, le questionnement a été le même que celui évoqué dans ce que j'ai pu lire: Qu'ai-je fait? Pas fait? Dit? Trop dit? …

Ce qui est particulier dans les diverses pertes de contact que j'ai pu subir est que le phénomène s'est étendu à beaucoup de personnes de mon entourage. Parmi ces personnes, il y avait de simples connaissances mais aussi un ami cher, de la famille, mon ex-femme, des collègues, etc. Comme pour "Le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo, je ne vais pas m'attarder à essayer de justifier mes crimes ou d'expliquer ces abandons. Notons seulement que ces abandons (virtuels et réels) ont tous eu en commun de ne m'avoir pas gratifié de la moindre explication.

C'est précisément cela qui a été insupportable. Je n'ai pas encore complètement digéré ou accepté certaines de ces pertes de contact. Faut-il que je sois le dernier des connards, pour que l'on ne daigne pas me dire en face mes quatre vérités. Faut-il que je ne sois qu'un rat pour ne pas mériter la moindre explication. J'ai été irrémédiablement atteint dans la confiance que je pouvais avoir en moi-même. Quoi qu'aient pu être mes fautes, la seule chose qui m'a sauvé est cette conviction que s'ils peuvent être expliqués, rien ne peut excuser ces silences.

De toute les questions que je me suis posées sur le sujet il y en a une à laquelle j'ai bien été obligé de répondre. Est-ce que je n'avais pas déjà fais la même chose à quelqu'un? La réponse ne fut pas longue à venir, c'était oui. Je ne suis pas entré dans une logique judéo-chrétienne voulant me faire croire que je subissais simplement ce que j'avais fait subir. J'ai simplement longuement réfléchi sur l'horreur de traiter ainsi les gens.

Dans toute vérité, il y a du vrai, il y a du faux.

Cette première phrase compte dix mots ce qui est faux.
Cette seconde phrase compte dix mots aussi ce qui est vrai.
Sans mentir, ce texte compte très exactement trente mots.

10.1.05

39 top Chronos


Le temps s'écoule me raconte le sablier
Ton âme est trop profondément enlisée
Dans les grains de ce sable mouvant
Qu'inexorablement je laisse filer
Tu t'es cru fort trop longtemps
Tu as la fierté des arrogants
Ta vie a été un beau voyage
Comme tu en rêvais enfant
Jalonné par des mirages
Usant peu ton courage
Imbibé de bons vins
Des vieux cépages
Tu es épicurien
Et très malin
Inconscient
De la fin
Défiant
Divin
Non
?
Oui
Génie
Chronos
Souverain
Des humains
Ma vie allait
Sans lendemains
Ignorant à jamais
De l'ultime couplet
Composé par les rimes
De mes derniers sonnets
Vivre avec les pantomimes
Imiter le geste qui opprime
Fuyant la mort ventre à terre
Réflexe de lâche devant l'abîme
Le sable s'écoule vers les enfers
Je ne sais pas ce que je dois faire
Demain j'irai sur mes trente-neuf ans
Sablier mon frère, je t'offre une bière

9.1.05

Documentaire animalier

Le caméléon, lorsqu'il est malade, concentre la totalité des son énergie sur sa guérison et cesse tout exercice de camouflage. Presque tous les êtres vivants, il me semble, cessent ainsi d'assurer les fonctions de protection au monde extérieur pour assurer une ultime protection aux fonctions vitales.

A mes amis, je parle beaucoup de mes actuels petits soucis de santé. Je suis le premier à en reconnaître l'insignifiance par rapport aux douleurs d'autrui mais le fait est que je suis réellement sur le cul et que je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais ressenti un aussi flagrant manque d'énergie.

Donc, Je canalise. J'évite au maximum les agressions extérieures auxquelles je réagirais trop mal. Je limite mes conversations à ce qui est nécessaire et évite la tentation d'y ajouter mon grain de sel. Côté bouffe et repos, je fait vraiment ce qu'il faut. Ce sera certainement complètement terminé, je l'espère, d'ici deux ou trois semaines.

Si comme le caméléon, j'en suis à me concentrer uniquement sur ce qui me permettra de continuer à vivre, mes pensées quotidiennes me permettent de mettre le doigt sur ce qui a bien failli causer ma perte. Je canalise; vous comprendrez que je veuille garder pour moi le résultat de mes réflexions.

Je sens beaucoup de force dans cette posture recroquevillée qui est la mienne aujourd'hui. Je sens encore la douleur de l'échine qui a courbé mais je le vois bien cet œil qui se met à briller d'une drôle de lueur…

6.1.05

Qui?

Oscillations à la surface de mes plaisirs,
Un pendule fixé par le cœur en son Zénith,
Le corps arrêté dans sa chute et dans sa fuite,
Détachez moi que j'aille au fond vers mon Nadir.

Qui doit décider de rompre ou de retenir?
Ce qui sera couvert d'opprobre ou de mérite?
Qui se refuse à ce que je me précipite?
C'est moi dites-vous? Ce n'est pas vrai? C'est du délire!

5.1.05

Blog erratique

Les conversations autour de moi sont de la musique, des oeuvres épiques, anarchiques, parfois sympathiques mais le plus souvent erratiques. Un mot, une idée, un son tonique que l'on émet pour exprimer le simple ou l'unique suffit à amorcer les délires vocaliques, les phrasés vides mais euphoniques, les envolées lyriques et les clameurs dans le public.

Les conversations d'aujourd'hui sont pathologiques comme les TOC et les tics. Pour ne pas en rester sur une conclusion inique, je dis "VIVE L'UNIVERS BLOGONAUTIQUE!" où j'écris ce que je veux sans qu'on me coupe la chique.

(Je ne parlais évidemment pas de vous Cunégonde et Aldéric qui patiemment me lisiez ce qui est très chic!)

4.1.05

Le sportif

Je tape au clavier avec un seul doigt car je m'entraîne pour le saut ASCII.
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