Trial Murder Only

4.5.05

Ready, Set, Go !

Voilà une chose qui n’étonne plus personne, je suis une grosse feignasse. Ça fait deux semaines que j’aurais pu passer sur DOTCLEAR mais je n’ai pas la tête à me la foutre dans le code avec cette vie trépidante qu’est la mienne en ce moment. En plus, Yaël, feignasse d’entre toutes les feignasses refuse d’être mon esclave et n’exécute mes ordres qu’avec beaucoup de retenue (ça me fait penser à prendre un ou deux fouets dans mon sac à dos. Non mais !) en plus de me dire que tout ce que je fais c’est de la merde. Je migrerai donc très certainement dès que j’aurai fini de pleurer mais là, je vais continuer à utiliser celui-ci pour quelques temps encore.

De quoi donc m’en vais-je vous parler ce jour ? Si je vous parlais de mon transit intestinal, ça vous plairait ? Non ? De la loi Robien dont j’aimerais bien profiter ? Non ? De mes nuits torrides ? Oui ? Eh ben Non !

Je m’en vais vous dire ce pourquoi je suis idiot et content de l’être. C’est bon ? J’y vais ? Go !

Me voici donc à l’aube de la quarantaine ou au soir de ma trentaine selon que vous soyez optimiste ou pas. J’ai fait tout plein de conneries dans ma vie comme faire des études valables, épouser des filles géniales, visiter et habiter des contrées magnifiques et pourtant, pendant tout ce temps, je n’ai pas été souvent heureux.

Aujourd’hui, je suis célibataire ou presque depuis quelques années, pour la sauvegarde de l’espèce, je rejette les dommages collatéraux et les projets d’engagement exclusifs avec des filles qui affichent peu ou prou leur affection pour moi, je me sens de plus en plus inapte à fonctionner « normalement » dans ce monde mais, je me sens très heureux…

Pourquoi donc me sens-je heureux. Peut-être que ça ne durera pas mais voyons voir. À devenir asocial, jamais mes quelques amis ne m’ont été si proches. De savoir, ce que je vaux dans un couple, je préserve mes dulcinées d’une perte de temps catastrophique. Ma polygamie fait le reste. Le résultat, est que depuis, j’ai plusieurs amitiés issues de la junte féminine jadis écartée par de prédatrices concubines. Je suis heureux aussi pour ces quelques amis/amies très chers/chères qui en ce moment même vivent admirablement ces choses pour lesquelles j’ai pathétiquement échoué. C’est de l’inspiration divine à porté de moi.

Je suis heureux parce que dans un mois, je n’aurai plus à penser mensuellement et d’un point de vue financier à ces tristes échecs. Les dettes engendrées au cours de ces tristes et maritales traversées désertiques seront entièrement payées et cela sans même que la principale intéressée ne s’en soucie. Je vais me gêner tiens ! Je vais faire le mail du siècle, je le sens bien ! Je suis donc heureux parce que pour la première fois de ma vie, je suis dans une situation financière non précaire. J’ai de quoi voir envisager tranquillement l’avenir pour au moins les deux mois à venir. Wow !

Je suis heureux aussi parce que l’écriture est redevenue une préoccupation constante et quotidienne. Cela ne me facilite pas tellement la vie mais la rend beaucoup plus exaltante. Au sujet de cette écriture, je retourne me balader dans ce coin de planète qui a justement accompagné mes premières tentatives. Je lui rendrai tant que je peux, les hommages que je lui dois.

Bon si je résume, pour être heureux, je dois écrire, faire des voyages on ne peut plus improvisés, aimer les femmes, le leur dire, être aimé d’elles mais préserver une forme de liberté, pour elles comme pour moi et dont le manque a bien failli me faire crever à quelques reprises.

Je fais mon sac, je me cherche des carnets de voyages à noircir et je me cale bien dans les "starting blogs", prêt au départ.

Je panique à l’idée de remplir quelques formulaires stupides ou de mettre une lettre à la poste mais il m’est tout à fait facile d’envisager me rendre dans des endroits que l’on dit, à tord ou à raison, être "Rock And Roll". J’ai des sueurs froides juste à remplir mes feuilles de soin et les envoyer à la sécu mais je réfléchis en souriant aux quelques tracasseries qui m’attendent, je pense notamment aux sept ou neuf passages de frontières, dans les prochaines semaines.

Enoncé simplement, de toute manière, je ne pourrais pas le faire autrement, le parcours consistera à faire un aller retour du Liban à Israël en passant par la Syrie, la Turquie peut-être et la Jordanie. Je pars muni d'un aller retour Paris-Beyrouth et d'un visa à entrées multiples pour la Syrie, that's it. Mon but est de photographier et d’écrire un maximum ce qui veut dire ouvrir tout grand mes mirettes et mes oreilles et laisser parler les gens un maximum. Même si depuis octobre je nous ai habitué à un blog trop sérieux et à haute teneur politique, je le sais pour l’avoir déjà fait, je ne fais jamais dans le parti-pris, et c’est d’un œil naïf que je voyage. Je serai donc, selon toute vraisemblance, à nouveau dans mon élément. Cela ne m’était pas arrivé depuis 1994. J’espère que je saurai vous en faire profiter un peu ;-)

En terminant, je lance l’appel comme ça sans attendre quoi que ce soit mais si d’aventure, vous ou des personnes hautement estimées par vous souhaitiez/souhaitaient faire irruption sur place dans ce "road trip" pour en augmenter l’intérêt, sachez que la chose est évidemment possible (il sera facile de me reconnaître, j’aurai un sac à dos) . Je retrouve des amis très chers à Damas pour quelques jours mais ensuite, je me retrouve où je veux…
Contrat Creative Commons
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.