Trial Murder Only

24.2.05

Hier soir

Le billet d'hier, comme certain d'entre vous le savent déjà a aujourd'hui basculé dans la fiction. Hélas, non je n'ai pas deux téléphones. :oD

Comment m'est venue cette petite perversion? Je m'explique. Depuis toujours sur "mes papiers", ou depuis récemment sur ce blog, dans mes textes ou dans mes chansons j'écris des choses qui relèvent de la réalité ou de la fiction. Je fait l'un comme l'autre mais souvent aussi, je fais le trait d'union entre les deux univers, comme je l'ai fait aujourd'hui.

Il y a longtemps j'avais procédé de la même manière pour l'écriture de cette chanson qui reste, encore aujourd'hui, même si c'est un texte un peu trop épique pour "la chance aux chansons", un de ceux dont je suis le plus fier. J'étais assis tard dans la nuit, à la table de ma cuisine, j'ai commencé à dire des choses vraies dans le premier couplet et je suis parti en vrille dès le suivant. J'adore quand je pars en vrille.

Ce matin, c'était pareil. Je commence à écrire, pour moi seul, car je n'avais pas l'intention de relater ma soirée dans ce carnet et à un moment me revient le texte de ma chanson qui, si vous ne l'avez pas encore lu, contient aussi sa petite charnière dramatique. Je me suis mis à transposer un peu de cette histoire dans ce que j'étais en train d'écrire et ça a donné à peu près le billet de ce matin.

Pour renforcer mon argumentaire qui vise à vous convaincre (si tant est que ce soit nécessaire) que je ne fais que récidiver, je dirais que de mes premiers articles de ce blog, certains étaient très heureux et d'autres très sombres sans que la question de la réalité ou de la fiction ne se soit posée à vous fidèle lecteur. En conséquence, sachez que je récidiverai mais vous, lecteurs assidus que vous resterez , serez avisés. Les victimes, seront les nouveaux lecteurs qui auront eu la paresse de ne pas lire l'intégralité de mon œuvre ridicule et qui ne sauront rien de l'existence de ce billet.

Je ne vous ferai pas la honte de vous faire remarquer, grands amateurs de télé réalité que vous êtes, que le drame supputé aujourd'hui était bien plus intriguant à vos yeux que mes petites déprimes du passé. Je ne ferai pas ça, promis.

Je charrie pour le plaisir. La vraie conclusion à laquelle je veux en venir est que ce qui est vrai (c'est tout ce que je dirai) dans l'histoire est que le quart d'heure d'inquiétude que je décris, je l'ai véritablement vécu hier. J'ai cru le pire. Pour rien finalement. Après ce quart d'heure, j'ai pu être rassuré. Il a fallu, semble t-il que je me venge un peu sur vous de ce cinéma que je me suis fais et qui pendant un quart d'heure a failli me rendre fou.

Je sais que la plupart d'entre vous n'avez pas cru à cette histoire publiée ce matin. Il eut été bien cynique de ma part de bloguer tranquillement à l'issue du drame auquel j'essayais de vous faire croire. La difficulté était là. Comment faire douter de cette évidence par le texte. Comment faire croire que tout était vrai à ceux qui comme moi peuvent devenir fou lorsqu'une idée ne les quitte plus.

Je terminerai en me référant à un échange que je viens d'avoir par courrier avant de rédiger cette note. Si moi j'ai eu l'idée de cette histoire parce que j'ai cru pendant un moment que j'avais pu causer la mort de quelqu'un par une simple lettre, une lectrice a lu le billet de ce matin en se rappelant qu'elle avait songé au pire en recevant une lettre similaire. Alors pour hier, qui sait?
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