Trial Murder Only

14.1.05

Restez assis, je n'ai pas terminé!

La première fois que je me suis fait un ciné sur le sol gaulois, c'était quand j'avais quatre centimètres de moins et que je n'étais pas encore dépucelé (c'est vous dire si c'est récent). C'était mon premier jour à Paris, mon premier jour en France, mon premier jour en dehors des frontières de mon Inertie natale - il faudra que je vous montre un jour mon passeport inerte.

Nous (celle qui m'a dépucelé, ses enfants, mon pote et moi), avions décidé d'aller voir "Neige" réalisé par (merci Internet, merci Allociné) Jean-Henri Roger et Juliet Berto – à moins que ce ne soit le contraire - qui venait de sortir le mois d'avant (ce sont des indices pour aider mes futurs biographes qui s'ignorent).

C'est dingue ce que j'ai pu glissé comme informations personnelles dans le paragraphe précédent. J'en tremble déjà.

Qu'est-ce que j'étais en train de vous dire? Ah oui! Je vous replaçais dans le contexte d'émerveillement total dans lequel, vous l'imaginez bien, je me trouvais cet été là. Je veux dire par là que j'étais une larve prête à éclore et que je me pâmais sur tout. Quel a été un de mes premiers sujet d'ébahissement? La salle de ciné. C'est con mais c'est vrai. Une minable salle de ciné à Pigalle que je vais peut-être même essayer de retrouver tiens (la salle parce que Pigalle je vois un peu trop bien où c'est). Je trouvais que cette salle, minable au cas où je ne l'aurais pas déjà écrit, était tellement confortable et sentait tellement bon le cinéma qu'aucun Superpataplexe d'aucune Ultrapole de toute l'Inertie ne supportait la comparaison avec ce Temple. L'essentiel de mon argumentaire concernait la qualité des fauteuils dans lesquels je me serais permis d'accoucher si j'avais été une femme.

Je vous passe mes impressions, sur les friandises vendues dans la salle, sur ces publicités mystérieuses et inconnues pour vous dire qu'en somme j'avais décrété qu'il y avait,en France, de bien meilleures salles de ciné qu'en Inertie. Comme je ne suis pas du genre à me conforter de ces généralités de touriste, j'ai donc écumé, c'est un euphémisme, les salles de l'Hexagone et après trois mois et trois films - le premier est celui cité précédemment et les deux autres sont Excalibur, de John Boorman et Pétrole pétrole de Christian Gion. - j'ai du me rendre à l'évidence que j'avais raison car le Gaumont de Saint-Chamond où j'ai vu les deux autres ne m'avait pas déçu non plus.

Retrouvons nous un quart de siècle plus tard, à Paris. C'est ça la magie de la blogosphère. On fait rêver les gens on, les fait voyager, on les cultive, on … ok! Je pense toujours que c'est en France que l'on trouve les meilleures salles de ciné du monde MAIS, parce qu'il y a un MAIS, et c'est l'objet de mon billet (Mais c'est qu'un peu plus et je rimerais!), il y a comme n petit problème et demi on va dire.

Le demi problème est énervant plus qu'autre chose mais je vous le dit quand même. Pourquoi les trois quarts de la salle se lèvent, papotent, se barrent et cela dès la première seconde du générique. C'est comme un électrochoc, comme une alarme d'incendie qui aurait fait croire à tous que leurs culs allaient cramer si ils restaient assis une seconde de plus. Dans le générique, il y a des infos qui intéressent parfois les gens (comme moi, toujours) et il y a aussi parfois des musiques sympas qu'on voudrait écouter ou encore des "bloopers" (scènes ratées) ou scènes bonus que vous aller regarder debout en faisant chier ceux qui étaient confortablement restés assis. Je vais vous vendre des CD et des DVD sans pochettes moi et vous verrez si c'est marrant. Ah bon! Vous téléchargez déjà? On dirait que ceci explique cela. Bon! Ce n'est qu'un demi problème alors je ne vais pas m'étaler.

L'autre connerie, la vraie celle-là, celle qui me met hors de moi et dont je n'ai pas pu me rendre compte dans mes salles de Pigalle et de Saint-Chamond, c'est la manière dont on te vire. Là je dois avouer que ça me troue le ticket de ciné et c'est pas l'ouvreuse qui s'en charge. Dans les plus grands complexes de cette plantureuse capitale et des autres villes d'ailleurs, tu es vomi des salles de ciné par tous les orifices possibles à l'exception du Hall d'entrée. Je n'arrive pas à comprendre ça. Ils construisent des complexes énormes avec plein de commerce et de restos à l'intérieur mais quand le film est fini, on te fait sortir directement dehors par toutes les issues de secours disponibles et c'est à te décourager de revenir à l'intérieur. Ca m'est arrivé encore ce soir au MK2 de la Bibliothèque François Mitterrand dans le 13e, c'est le cas à l'Aquaboulevard du 15e et dans tous les autres complexes où je suis allé. Il n'y a que dans les petites salles où l'on sait recevoir - je me doute bien que c'est uniquement parcequ'ils n'ont pas le choix et que sils le pouvaient, ils feraient comme les autres - et d'où tu ressors par le Hall (L'Alcazar à Asnières par exemple ou encore les petites salles du 5e arrondissement). Ce soir ils nous ont obligé à nous engouffrer dans une cave avec deux issues de secours. Nous avons dû jouer les explorateurs pour savoir laquelle était la bonne et ensuite se retrouver dehors, sur l'esplanade à l'opposé de l'entrée du complexe.

Bon. Sur ce je vous laisse, je conçois que ce billet était inutilement long ou peut-être inutile tout court mais que voulez-vous, je suis chez moi et je fais ce que je veux. Allez bonne nuit et bien que ce ne soit pas dans mes habitudes (pas encore) je vous embrasse. Vous pouvez vous lever.
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